Book d'Isabelle Sarkis-Alibert
architecte dplg
Le principe de ces pages est de présenter mes idées, mes projets,...
Née à Paris en 1965, j'ai passée 4 ans (1979 - 83) à l'Atelier de dessin Denis
Bergmann, 7 ans à l'école d'Architecture Paris La Seine située dans les locaux
des Beaux Arts.
J'y ai passé mon diplôme d'architecte en 1993.
Parrallèlement à mes études, j'ai travaillé en agence de 1987 à 1990, puis je
me suis installée en profession libérale.
La Citée Radieuse de Le Corbusier - Marseille
© Sami Sarkis
J'ai sans aucun doute subie l'influence des fonctionnalistes, par ce que
l'esprit Cartésien, si français, se plait à attribuer à chaque chose une
raison d'être. Par ce que c'est une façon de répondre au pouquoi d'un geste
architectural.
Mais ma découverte de l'architecture Japonaise traditionnelle et contemporaine
m'a ouvert l'esprit sur une autre forme de conception de l'espace.
" La définition est une limitation,
la beauté d'une image ou d'une fleur
repose dans son inconscient déploiement"
(Poème anonyme Japonais)
Cette relation existante entre le bâti et son environnement naturel, cette façon
de ne pas conçevoir l'espace en tant que tel, mais d'effacer les volumes: c'est
l'espace architectural Japonais, perçu comme un assemblage de surfaces frontales
abstraites.
Nous percevons le monde à travers le plein de nos experiences et le vide de nos
sensations. Les éléments visibles ne sont que des signes destinés à révéler les
vides, intervales entre deux pleins.
Le mot qui désigne cet intervale en Japonais c'est MA, qui peut se traduire par:
- espace
- espacement
- intervale
- une chambre
- une pause
- le repos
- le temps
- le mouvement
- une ouverture,...
MA est un intervale entre deux mondes.
A chaque pas, les pierres du jardin Japonais obligent à la décomposition du
mouvement. MA, l'intervale entre chaque pierre, donne naissance au rythme de
la respiration.
Alors que je trouvais un équilibre entre rationalisme et monde invisible,
l'architecture des annnées 80 en France nous montrait trop de "bâtiments objets"
coupés de leur contexte.
La ville devenait le sujet prioritaire et ouvrait de nouveaux champs de
réflexion.
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Habitant Paris, j'avais devant moi un superbe
exemple: ville de tous les désirs, de toutes les haines, de toutes
les tentations. Qu'elle avait changée ma ville en 20 ans! Combien
de quartier autrefois populaires s'étaient embourgeoisés ou
transformés en zone de bureaux, rejettant en dehors de la Ville sa
population.(1) Les derniers foyers de résistances
tombaient sous les coups des ZAC et de leurs bulldozers. |
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Paris- Métro aérien |
Il ne me restait plus qu'à quitter ma ville natale et à rejoindre
la Grande Bleue: Marseille, ville d'un de mes aïeux. On la dit coupable
du pire, je la croie capable du meilleur.

Marseille
(1) voir Projet Paris-Village: La Goutte d'Or
Vous pouvez consulter deux projets représentatifs de ma démarche:
- Paris-Village: la Goutte d'Or, restructuration d'un quartier
- Hangar J4, reconvertion de locaux industriels à Marseille
Ou d'autres travaux: dessins et peintures (90 ko)
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